La règle en deux temps
Pendant l'épreuve — le président du jury « s'assure de la confidentialité des données durant le concours, avant la proclamation des résultats ».
Après validation — « Les mesures pourront être publiées (diffusées et affichées) après leur validation par le jury et le commissaire » (article 16).
Ce que protège la confidentialité temporaire
Elle n'est pas une réserve de principe sur la donnée : elle empêche qu'un concurrent connaisse le score à battre avant son passage. Une fois la dernière mesure prise et validée, ce motif disparaît entièrement — et avec lui, toute raison de retenir l'information.
Après validation : publicité entière
Le principe retenu pour la filière est la publicité par défaut des informations relatives au Ladoum : l'animal, son propriétaire, sa bergerie, ses mensurations validées, ses résultats et ses transferts.
Ce n'est pas une concession à la transparence, c'est le mécanisme même de la valeur. Un Ladoum vaut ce que sa réputation vérifiable vaut. Un registre fermé ne certifierait rien à personne, et un animal dont on ne peut rien vérifier n'a que le prix que son vendeur annonce.
Ce que la publicité produit concrètement :
- un acheteur peut vérifier avant d'acheter, au lieu de croire ;
- une bergerie construit une réputation cumulative, attachée à ses animaux et non à ses annonces ;
- une lignée devient traçable, donc valorisable au-delà d'un cercle d'interconnaissance ;
- la filière devient lisible pour les partenaires publics et les financeurs.
Les seules limites
Elles portent sur la qualité, pas sur le secret :
- une mesure non validée n'est pas publiée comme résultat ;
- une donnée publiée est toujours attribuée et datée ;
- une bergerie peut masquer son numéro de téléphone et sa localisation fine — son identité, son département et ses animaux restent publics.