Le jury
Le jury est chargé d'exécuter et suivre les opérations d'évaluation des sujets présentés aux différents concours. Il pourra s'adjoindre de toute compétence et/ou personne ressource pouvant l'aider dans ses tâches.
Le président du jury
- s'assure que les conditions de déroulement sont conformes au règlement ;
- est garant de l'indépendance du jury et de la bonne application des règles d'évaluation et des procédures de prise de mesures ;
- s'assure que la composition du jury est conforme à ses attentes ; il peut remplacer un membre par le suppléant en s'assurant de sa compétence, et fait porter ces modifications au compte-rendu ;
- s'assure que les fiches d'évaluation sont conformes et visées ;
- est le tampon entre le jury et la commission scientifique ;
- organise et anime son équipe ;
- s'assure de la confidentialité des données durant le concours, avant la proclamation ;
- est chargé de la validation des données avant la proclamation ou la diffusion ;
- a un rôle de conseil et de formateur auprès des membres du jury, des concurrents et des organisateurs ;
- veille à imposer des relations courtoises entre le jury et les candidats.
Le commissaire / superviseur
- vérifie la validité et le bon fonctionnement des outils de mesure ;
- intervient lors des prises de mensurations et valide pratiques et mesures au moyen des codes couleur ;
- identifie les écarts de notation entre juges, les présente au président du jury et décide avec lui des cas à étudier ;
- produit un rapport en fin d'exercice.
Une architecture de contrôle bien conçue
Le dispositif sépare trois fonctions : celui qui mesure, celui qui note, celui qui valide. C'est une architecture de contrôle interne solide, et rare à ce niveau d'organisation.
Deux points l'affaiblissent, et un seul mot les résume : ils ne sont pas écrits.
Le cumul commissaire/juré est autorisé (article 29), ce qui permet à une même personne de mesurer, noter et contrôler les écarts de notation — y compris les siens.
La méthode d'identification des écarts entre juges n'est pas définie. Le commissaire doit les relever, sans qu'aucun seuil ni aucune procédure ne soit fixé. Or les notes individuelles par juré ne sont aujourd'hui ni conservées ni publiées : la fiche CFE porte un champ « N° JUGE », mais rien n'impose d'en garder la trace. Un écart inter-juges ne peut donc pas être mesuré après coup.
Sur la plateforme
Les notes sont saisies par juré, horodatées et verrouillées après validation. L'écart inter-juges est calculé automatiquement et publié avec le résultat. Un juré systématiquement déviant devient visible — non pour être sanctionné, mais pour être formé.